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Hébergement sécuritaire 24/7 pour femmes et enfants autochtones en difficulté

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Transmission culturelle

La Maison Communautaire Missinak offre aussi des ateliers de sensibilisation sur les réalités autochtones à partir de l'histoire et ses impacts dans nos vies que ce soit les pensionnats indiens, la Loi sur les Indiens ou les luttes que nous avons menées.

 

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Actualités

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Mieux comprendre la violence

 

«  Pourquoi ne le quitte-t-elle pas? »


Voici des exemples de violence conjugale et familiale


 Il me frappe, il me prends à la gorge, il m’enferme, il fait des blagues vulgaires devant les enfants, il se moque de mon corps, il me force à avoir des rapports sexuels, il me menace, il me dénigre, il ridiculise mes croyances, il me traite de folle, il m’humilie devant les enfants ou de la famille, il m’interdit de voir ma famille, il m’empêche de dormir….


Dans les situations de violence conjugale, les victimes se retrouvent souvent prises au piège, un peu comme dans une toile d’araignée.

  • Pression Sociale. Les proches font pression pour que le couple demeure unis, que la famille reste intacte.
  • Escalade. La violence conjugale apparaît rarement de façon extrême et soudaine. Elle s’installe généralement de façon progressive et est difficile à apercevoir.
  • Lois discriminatoires. Plusieurs lois limitent ses droits.
  • Effets de la violence. Elle est affectée  par la violence, mais on ne comprends pas sa situation, on pense plutôt qu’elle est folle, alcoolique ou toxicomane.
  • Danger. Son conjoint l’a menacée de la tuer, de se suicider ou de lui enlever les enfants.
  • Méfiance face à la justice. Elle craint qu’en brisant le silence ses droits ne soient pas respectés ou que ses enfants soient pris en charge par la DPJ.
  • Confusion. Elle cherche à comprendre ce qui se passe, pourquoi son conjoint la traite comme ça.
  • Racisme. Elle a peur de subir de la discrimination ou du racisme.
  • Préjugés. Elle a peur que les gens la jugent, la traitent de victime.
  • Enfants. Elle craint les conséquences de la séparation sur ses enfants.
  • Accès difficile aux ressources. Les ressources sont souvent éloignées.
  • Peur. Elle a peur des représailles si elle en parle.
  • Impuissance réelle. Elle n’a pas d’argent ou de biens à elle, elle est isolée et sans soutien.
  • Culpabilité. Elle se sent responsable des difficultés du couple.

La violence conjugale est rarement présente de façon constante. Elle se manifeste généralement dans un cycle de trois phases initiées par l’agresseur :
Tension à Agression à Rémission

  • Tension : La tension monte.  L’attention est centrée sur la victime : Quoi qu’elle fasse, il n’est pas content. Elle sent que quelque chose se prépare, elle a peur.
  • Agression : La tension éclate. Les comportements de violence on des effets immédiats sur la victime qui vit beaucoup de confusions : « Mais qu’est-ce que j’ai fait pour qu’il réagisse ainsi? »
  • Rémission : Le calme après la tempête. Il exprime parfois des regrets, il s’excuse et promet de ne pas recommencer. Il redevient celui qu’elle aime. Mais, il trouve des excuses à ses comportements, se justifie et donne à la victime une part des responsabilités. Elle met de côté la gravité de l’acte pour se concentrer sur les solutions.

Mais, quelques temps après, ça recommence…

 

Voici un document de référence qui complétera l'information sur la violence chez les autochtones : La violence chez les autochtones, parlons-en!